exhibitions

Summer Show

  • 30.06.2007 - 30.07.2007|

Marc Desgrandchamps – Michel Huelin – Mathilde Rosier – Gilles Saussier - Katharina Ziemke

Marc Desgrandchamps (Né en 1960. Il vit à Lyon.)

Actuellement : Marc Desgrandchamps, un état des choses, Le Creux de l’Enfer, centre d’art contemporain, Thiers, jusqu’au 16 septembre. Il participe à L’amour de l’art, Musée des Beaux-Arts d’Agen, 23 juin-29 octobre 2007.

« Je crée avec des bribes de mémoire, à partir d’évènements fortuits, des situations indéterminées que je considère comme des non-lieux. Cela se passe un peu comme dans un jeu, avec des règles très précises, mais dont l’issue reste toujours imprévisible : je dispose des pièces sans identité (figures, objets et paysages) que je mets dans une certaine lumière pour en faire des ‘pièces à convictions’. Il y a des disparitions – ces corps plus ou moins tronqués ou traversés par l’horizon du paysage – mais qui sont aussi bien des ‘apparitions’. Je les nomme ‘délaissements’ : une sorte d’état entre la vie et la mort que la peinture peut représenter, à condition de se constituer comme trace. Mon travail se développe aujourd’hui dans cette direction. » (Interview avec Bernard Zürcher, Sensart n°2, nov. 2002)

Michel Huelin (Né en 1962. Il vit à Genève.)

La vidéo présentée, Floating Device, sera inclue dans son exposition personnelle prévue au Musée d’Art Contemporain de Cleveland, 30 mai - 30 août 2008.

Michel Huelin fait volontiers remarquer : "On n’est jamais vraiment sûr de ce qu’on regarde". Et ses œuvres le montrent : peintures et vidéos donnent de notre environnement quotidien des images flottantes, navigant sans cesse du macroscopique (objets identifiables) au microscopique (éléments cellulaires). Cet état d’indéfinition attire le regard dans un monde fluide, entre réel et virtuel, produit par le mixage des images de synthèse élaborées par l’artiste et retravaillées avec des résines alkydes au pinceau. Un va-et-vient également suggéré par des vidéos tantôt narratives et tantôt cinétiques basées sur des séquences répétitives ou sur l’alternance de formes en contraction et en extension.

Mathilde Rosier (Née en 1973. Elle vit en Bourgogne et à Berlin.)

Exposition personnelle au Printemps de Septembre, Toulouse, 21 septembre – 15 octobre 2007.

La nature est, pour Mathilde Rosier, un miroir – thème central dans son œuvre que ce soit par les moyens de la vidéo (Time and Place, 2003) ou de la peinture et plus particulièrement de la peinture à l’eau, gouache et aquarelle (Autoportrait dans le miroir, 2004). « Au fond, créer c’est imiter en déplaçant, c’est répéter en glissant » précise Mathilde Rosier . Détournant le point de vue des Romantiques pour lesquels la nature se présentait en « miroir de l’âme », elle la considère avec un parti pris d’entomologiste, "plus vraie que nature", par l’intermédiaire d’installations comme celle du Grand Duc, 2007 qui analyse le rapport à la nature « sauvage ». « La nature n’est pas douce » remarque Mathilde Rosier, or « ce que nous en savons ne passe plus guère que par les musées d’histoire naturelle, les parcs zoologiques et autres écomusées.

Gilles Saussier (Né en 1965. Il vit aux Andelys.)

Commande publique en cours au MACBA (Musée d’Art Contemporain de Barcelone).

Studio Shakhari Bazar 1997-2006
Depuis 1997, Gilles Saussier se rend régulièrement dans la vieille ville de Dhaka au Bangladesh où l’enclave hindoue capte particulièrement son attention. Il y prélève des "fragments de réel" le long de sa rue sinueuse de 300 m de long : beaucoup de portraits – une manière d’établir le contact avec les gens – dans les ateliers des sculpteurs traditionnels de divinités comme dans les salons de coiffure, ou chez le boucher. En 2001, 2004, 2005 et 2006, il revient pour dit-il : "rendre visite aux images et aux personnes". A chaque visite, il documente la dissémination de ses photographies dans les intérieurs et réalise de nouveaux portraits. Un processus de mise en abîme s’engage, formé de plusieurs couches de portraits superposés.

Katharina Ziemke (Née en 1979. Elle vit à Berlin.)

Exposition personnelle au Printemps de Septembre, Toulouse, 21 septembre – 15 octobre 2007.

La peinture de Katharina Ziemke fait penser à un biscuit de porcelaine dont "certaines couleurs, par leur artificialité, ne sont pas sans évoquer les colorants alimentaires pour teinter les gâteaux, les coulis et le massepain."
"L’artifice et la beauté de la peinture, dit aussi Katharina Ziemke, sont rendus visibles par son silence. Les couleurs qui se posent sur les volumes désignent cette même peinture. Le rouge du pantalon d’un soldat mort peut ainsi déborder, comme si le peintre avait travaillé négligemment." (Katharina Ziemke, Thibaut de Ruyter, Galerie Zürcher, 2007)

cross