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Akos Birkas & Anne Durez

  • 25.03.2006 - 03.05.2006|

Akos Birkas

Longtemps constitués en diptyques soulignant autant l’apparente symétrie de la figure que l’état schizophrénique de la personnalité, les portraits peints par Akos Birkas ont d’abord amorcé un brusque retour à la figuration à l’horizon 2000 avant de gagner l’espace panoramique d’un tableau-écran où plusieurs visages sont juxtaposés sans que pour autant soit toujours respecté une évidente unité de temps ni de lieu. Les figures se détachent ainsi sur fond d’images d’une actualité sociale et politique souvent tendue. Manière pour Akos Birkas en représentant cette pression ordinaire – partage d’insouciance ou d’indifférence masquée par un détachement apparent – d’envisager la possibilité d’une soudaine explosion de ces tensions dans notre quotidien.

Anne Durez

La relation très intense qu’Anne Durez entretient avec le temps ne concerne pas seulement la forme de ses images (ou leur contenu, ce qui revient au même). Elle touche également à sa manière de travailler, à la procédure d’élaboration des images et au rythme de leur production.”(J.M. Huitorel) . Ainsi Bloody et Lance (2005) sont des plans-séquences. Dans la première vidéo, l’action se situe dans une piscine. Livrés à eux-mêmes, les corps vivants s’en prennent aux autres. A l’absence de montage répond une bande son qui, à l’inverse d’une boucle, joue au contraire sur l’accumulation d’extraits musicaux très courts, entre saturation sonore et frustration de l’auditeur. L’atmosphère fait trébucher, tandis qu’à l ’écran un éclairage rouge renvoie encore à une forme de violence effective ou latente. Dans la seconde, le plan-séquence tourne en boucle. L’action se situe dans le fiord qui mène à Longyearbyen, capitale du Svalbard, que le bateau océanographique de l’Institut polaire norvégien, le " Lance ", tente d’atteindre en incisant la banquise.

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