exhibitions

Cécile Hesse & Gaël Romier / Esther Tielemans

  • 26.04.2003 - 28.05.2003|

Cécile Hesse & Gaël Romier

Les images de Cécile Hesse & Gaël Romier semblent « arrêtées » dans le cours d’un film dont eux-seuls connaîtraient le déroulement. Chaque image est élaborée selon une mise en scène extrêmement rigoureuse. Elle constitue un « tableau » dont la lecture n’est pas passive, mais au contraire établit une projection visuelle quelque part au coeur du récit. Cette plongée quasi secrète dans un lieu et un temps inconnus du spectateur est un des ressorts essentiels de l’Ïuvre réalisée en commun par ces deux artistes. En effet, si le désir d’identifier et de comprendre la scène reste insatisfait, il est en même temps entretenu par un étrange sentiment de familiarité. La structure de l’image comporte en effet des éléments précis et d’autre volontairement « abstraits » comme ces souvenirs qui reviennent visuellement à la surface alors qu’on les croyait à jamais effacés de la mémoire. B.Z.

Cécile Hesse (née en 1977) et Gaël Romier (né en 1974) se sont rencontrés à l’Ecole de photographie de Vevey (Suisse). Ils travaillent ensemble depuis 1998. Expositions récentes (*exposition personnelle) :
2003
Musée d’art contemporain, Lyon
2002
Sans consentement, Centre d’art de Neuchâtel, avec le magazine CRASH Paris La Filature
Scène Nationale, Mulhouse
L’Eté photographique de Lectoure
2001
Biennale internationale de Tenerife, Espagne
6e festival photo de Herten, Allemagne
Hétérogène, Festival Off
Rencontres d’ Arles


Esther Tielemans
- Lost Paradise

Esther Tielemans peint les paysages d’un new age aussi séduisant qu’inquiétant : la représentation de la nature y apparaît gauchie de toutes les façons, tantôt convexe, tantôt concave, voire « répliquée » selon une symétrie inspirée du test de Rorschach. Il y a prolifération de formes mutantes - ces couches de résine epoxy dont l’aspect brillant et lisse tranche sur des zones d’ombre aux frontières imprécises. Ils confèrent ainsi une réalité physique à cette projection d’un univers qui semble, à première vue paradisiaque, mais qui n’est finalement pour Esther Tielemans que le paysage d’un futur échafaudé à la mesure de toutes les manipulations actuelles - du domaine biologique à celui de l’image - un paysage virtuellement enchanteur mais « vitrifié », et devenu, de toute évidence, inhabitable pour l’homme. B. Z.

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