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Michel Huelin

  • 15.03.2008 - 08.04.2008|

Exposition en parallèle à celle de l’artiste qui inaugurera le Zürcher studio à New York le 28 mars. « Mes travaux s’inscrivent dans une relation équivoque avec la nature » souligne l’artiste suisse Michel Huelin qui procède par une approche transdiciplinaire. Peintre, ses paysages des années 90 étaient déjà tributaires de pratiques aussi diverses que la vidéo et le ski de haute montagne ! Ses travaux les plus récents sont numériques – vidéo, tirages lambda et impression jet d’encre.

Le spectateur plonge dans un monde virtuel peuplé d’objets hybrides constituant une sorte de végétation, que l’artiste nomme phénotypes. La biologie définit le phénotype comme l’ensemble des traits observables d’un individu : ses caractères d’ordre anatomique, morphologique et physiologique. Le processus lancé par l’artiste crée des variations phénotypiques offrant l’illusion du principe fondamental de l’évolution. Michel Huelin obtient ainsi l’image d’espèces nouvelles dont le caractère fictionnel ne suffit pas à écarter le trouble qui saisit le spectateur en constatant que cet environnement artificiel prend une place aussi “naturelle”. D’autant que dans la nature, ces invasive species – ainsi que l’artiste les désigne lui-même – possèdent des caractères très proches de ceux que l’artiste met en oeuvre virtuellement, en particulier la capacité d’une reproduction asexuée, rapide et à ce point capable d’adaptation en toutes circonstances qu’elle en devient vite incontrôlable. Michel Huelin délivre ainsi des images conformes aux représentations possibles d’un éco-système du futur génétiquement modifié. L’appréhension en est largement dominée par la fascination qu’exerce la cohabitation d’éléments apparemment naturels – tels que fleurs, tiges, etc. – et d’éléments abstraits : images de traces de peinture dont la perception “réaliste” s’impose par contraste de manière inattendue. Si la disposition des feuilles suit l’ordre alternatif du pattern botanique du phyllotaxis, d’autres formes induites par des mutations aléatoires prolifèrent de manière désordonnée. Formes non organiques, générées par ordinateur, elles donnent néanmoins l’illusion de la réalité même si, comme l’indique Michel Huelin « cette prolifération est quantifiable, le fouillis et le désordre sont fictifs et ne cherchent pas à passer pour réels ».

Actualités

Exposition personnelle MOCA Cleveland
8501 Carnegie Avenue Cleveland, OH 44106, USA
1er mai - 1er septembre 2008

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